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Key findings
  • En moyenne à travers 34 pays, deux adultes africains sur 10 (20%) rapportent n'ayant aucune éducation formelle, 27% ont fréquenté l'école primaire, 37% l'école secondaire et 17% les institutions d'enseignement supérieur. Ces pourcentages ont peu évolué au cours de la dernière décennie.
  • Plus des deux tiers (68%) des citoyens ayant été en contact avec un établissement public de scolarité l'année dernière affirment avoir facilement obtenu les services dont ils avaient besoin. Mais près de deux sur 10 (18%) affirment avoir été obligés de verser des pots de vin pour les obtenir.
  • Pour la première fois depuis le début des enquêtes d'Afrobarometer il y a plus de 20 ans, la majorité (53%) des répondants à un round d'enquêtes déclarent que leur gouvernement réalise une mauvaise performance en matière d'éducation.

Nelson Mandela disait un jour : « L’éducation est le véritable moteur du développement personnel. C’est grâce à l’éducation que la fille d’un paysan peut devenir médecin, que le fils d’un mineur peut accéder à la direction de la mine, qu’un enfant de cultivateurs peut devenir le président d’une grande nation ».

Cette confiance de Mandela en ce que représentent les dividendes d’une population éduquée fait écho à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, qui présente l’éducation de qualité comme l’outil le plus puissant pour sortir les enfants et les adultes de la pauvreté (UNESCO, 2020), et se reflète dans l’Objectif de Développement Durable (ODD) No. 4 des Nations Unies, qui appelle les gouvernements à « assurer une éducation de qualité inclusive et équitable et à promouvoir des possibilités d’apprentissage continu pourtous » d’ici 2030 (Nations Unies, 2022).

Avant la pandémie de COVID-19, l’Afrique subsaharienne était au premier rang mondial avec des progrès impressionnants en termes de taux d’inscription à l’école primaire, même si le continent devait encore relever d’énormes défis en ce qui concerne la parité et la qualité de l’éducation (Programme des Nations Unies pour le Développement, 2022 ; Musau, 2018 ; UNESCO, 2017).

La pandémie menace de réduire à néant les progrès accomplis en matière d’éducation depuis deux décennies, avec des millions d’enfants frappés de plein fouet par de longues interruptions des activités scolaires, le manque d’accès à l’enseignement à distance et le détournement du financement destiné à l’éducation en faveur d’autres priorités (Nations Unies, 2021 ; UNICEF, 2021; Human Rights Watch, 2020).

Mais les résultats des enquêtes Afrobarometer réalisées dans 34 pays africains révèlent que la satisfaction des citoyens à l’égard de leur système éducatif était déjà en baisse avant la pandémie, dans la mesure où les pays sondés en 2019 et début 2020 enregistrent les mêmes baisses du taux d’approbation publique que ceux sondés depuis le début de la pandémie. Globalement, et pour la première fois depuis plus de deux décennies, une majorité des répondants à un round d’enquête d’Afrobarometer déclarent que leurs gouvernements les déçoivent en matière d’éducation.

Kelechi Amakoh

Data analyst for Afrobarometer and a PhD student in the Department of Political Science, Michigan State University