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Au Niger, la situation sécuritaire ces deux dernières années est prise en tenailles par le groupe djihadiste et terroriste Boko Haram installé à ses frontières. A plus de la moitié, les Nigériens se sentent exposés au risque des actions terroristes. En effet, selon le plus récent sondage d’Afrobaromètre, 59% des citoyens justifient l’exposition à une telle menace par la faible présence de l’état dans certaines parties du territoire.

La quasi-totalité de Nigériens applaudissent l’efficacité du gouvernement dans ses efforts pour résoudre le problème de Boko Haram et lutter ainsi contre l’extrémisme. Comme stratégie de lutte, la plupart de Nigériens rejettent l’interdiction du prêche radical et du port de voile intégral mais s’accordent sur le besoin d’un renforcement de la réponse et des capacités militaires.

Alors qu’ils désapprouvent dans la grande majorité l’idée que la secte islamiste est soutenue et aidée par certains hommes politiques ou certains médias, plus d’un tiers de citoyens pensent que certains pays occidentaux fournissent de tels appuis.

Ces données sont importantes d’autant plus qu’elles interviennent au moment où l’idéologie extrémiste commence à se propager au Niger et que les politiques internationales et les partis au pouvoir pensent passer à l’offensive pour affaiblir la secte.