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Depuis l’attaque par les rebelles touaregs et le coup d’état de 2012, le Mali a sombré dans des conflits et une crise qui perdurent jusqu’à ce jour. Malgré le retour du pouvoir aux civils, l’élection d’Ibrahim Boubacar Keita en août 2013, et l’implication de forces internationales, la crise a fait beaucoup de victimes, avec l’instauration pendant plusieurs mois de la chariah dans le Nord et la multiplication de groupes rebelles favorisée par le flux d’armes causé par la crise libyenne.

Si aujourd’hui le pouvoir en place se prépare pour l’organisation de la prochaine présidentielle, sur le terrain, le conflit et ses effets se font encore ressentir, malgré la présence de la Mission Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation du Mali (Minusma) et la force française Barkhane aux côtés des Forces Armées Maliennes (FAMA) et des groupes locaux d’autodéfense.

Les résultats les plus récents des enquêtes Afrobaromètre donnent un aperçu des impacts directs et des séquelles de cette crise: abandon de maisons, destruction des affaires, perte d’emploi ou changement d’occupation, intimidations ou menaces, témoignages de blessures et de tueries. Toutes ces exactions ont majoritairement affecté les populations des trois régions du Nord, mais toutes ont aussi été vécues par des proportions importantes à travers le pays.

Globalement, les résultats de l’enquête montrent une inquiétude au sein de la population quant à l’unicité du territoire. Cependant, la grande majorité pensent que les FAMA peuvent aider le Mali à recouvrer son intégrité territoriale et son unité nationale – même si elles ont besoin de plus de formation et d’un meilleur équipement.

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