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Briefing paper

BP39: Instruments de mesure, d’analyse et de suivi de la gouvernance

15 Apr 2015
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Dans Madagascar, l’importance de gouvernance est soulignée par l’ensemble de la population. D’après les dispositifs d’enquêtes, au total, 91% des Malgaches dénoncent la mauvaise gouvernance comme le premier facteur de sous-développement du pays. Le problème de gouvernance n’est pas perçu comme conjoncturel, récent ou passager, mais comme un fait structurel qui affecte le pays de longue date. En termes d’économie politique, les stratégies d’amélioration de la gouvernance, et notamment de réduction de la corruption, devraient donc pouvoir s’appuyer sur de larges coalitions populaires. Dans l’ordre des entraves au développement, « la mentalité et les comportements de la population » arrivent en deuxième position. 72% de la population lui imputent une part de responsabilité dans la pauvreté du pays. Viennent ensuite « la faiblesse des ressources naturelles du pays » (52%),  « le poids du passé (histoire coloniale, etc.) », et « les interventions étrangères (bailleurs de fonds, firmes multinationales) » avec respectivement 33% et 18% des suffrages. En résumé, la population considère que ce sont essentiellement les facteurs internes qui sont en premier lieu à l’origine des mauvaises performances économiques sur le long terme, et partant de la précarité des conditions de vie de la population.