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Dispatch

AD61: Les Burkinabè s’acheminent avec confiance vers les élections présidentielles et législatives

19 Nov 2015

Le 29 novembre 2015, le Burkina Faso tiendra ses premières élections présidentielles et législatives depuis que les protestations populaires d’octobre 2014 ont évincé du pouvoir l’inamovible Président Blaise Compaoré. Initialement prévues pour la mi-octobre 2015, les élections ont été retardées par un coup d'état en septembre, qui a été mis en échec par des manifestations de rue et des pressions diplomatiques de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l'Union Africaine, et l'Organisation des Nations Unies.

Bien que les factions politiques continuent de débattre autour de l’éligibilité des alliés de Compaoré, les résultats d'une enquête Afrobaromètre en avril-mai 2015 présente des signes encourageants d'un large soutien du public en faveur du processus démocratique en cours dans le pays. La plupart des Burkinabè adhèrent à l’idée de choisir les dirigeants à travers des élections régulières et considèrent qu'il est du devoir des bons citoyens de voter. Une majorité de citoyens font confiance à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et croient que les dernières élections législatives en 2012 ont été, pour l’essentiel, libres et équitables. Les Burkinabè sont moins susceptibles de craindre l'intimidation ou la violence liée aux élections que les citoyens dans la plupart des pays de la CEDEAO. Près des deux tiers des Burkinabè disent que leur pays va dans la bonne direction.

Par contre, près de la moitié des citoyens disent que l'économie nationale se porte « très » ou « assez » mal, et six sur 10 pensent que les élections ne fonctionnent pas bien pour éliminer les dirigeants qui ne sont pas performants et pour inciter les politiciens à servir les intérêts du peuple plutôt que leurs propres ambitions. Les préoccupations relatives à l'environnement électoral ont trait à la corruption des électeurs, à la couverture médiatique biaisée, à la possibilité d’un décompte frauduleux des voix, et à la perception que les électeurs ne se voient « jamais » ou seulement « parfois » offert un véritable choix (cité par 24% des répondants au sondage d’avril- mai 2015, dans les premiers stades du débat sur l’éligibilité des différents partis et candidats).