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AD54: A Madagascar, les citoyens déplorent l’ampleur considérable de la corruption

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Selon la dernière enquête Afrobaromètre, la plupart des Malgaches constatent une hausse alarmante du niveau de corruption en 2014 par rapport à 2013 et décrient l’insuffisance de performance du gouvernement à mener à bien la lutte contre ce fléau. De 2005 à 2014, les citoyens perçoivent ainsi de moins en moins bien l’effort du pouvoir en place dans le combat contre la corruption, le problème qui amenuit la crédibilité des institutions étatiques. Par ailleurs, en 2014, ce sont la police et la gendarmerie, les juges et magistrats, les hommes d’affaires ainsi que les parlementaires qui sont les plus critiqués par les Malgaches pour leur implication dans des affaires de corruption. Souvent cette corruption se manifeste par le paiement de pots-de-vin en vue de faciliter l’obtention de services. Ces données sont d’une grande importance, puisqu’elles montrent le contexte de corruption auquel est confrontée la population dans son quotidien. Ces données illustrent également le fait que Madagascar soit classé au 133ème rang sur 175 pays en considérant l’Indice de Perceptions de la Corruption 2014 de Transparency International. Ceci démontre que la question de la bonne gouvernance est une chose réclamée par tous les Malgaches et non pas réservée essentiellement à la classe politique.

Key findings
  • Environ trois Malgaches sur quatre affirment que la corruption dans le pays a augmenté en 2014 par rapport à 2013. Madagascar se trouve parmi les pays pour lesquels le niveau de corruption a accusé les plus grandes hausses par rapport à l’année précédant l’enquête.
  • Neuf personnes sur 10 critiquent la performance du gouvernement dans la lutte contre la corruption et qualifient cette lutte de « très mal » ou « plutôt mal ». Toutefois, deux Malgaches sur trois restent convaincus que c’est le parti au pouvoir qui est le mieux placé pour limiter et vaincre la corruption dans le pays.
  • Près d’un Malgaches sur deux (49%) pensent que « la plupart » ou « tous » les policiers et les gendarmes sont impliquées dans des affaires de corruption. Ces deux institutions sont celles perçues être les plus corrompues, au même titre que les juges et magistrats (49%), suivies des parlementaires (35%), des agents des impôts (35%), et des hommes d’affaires (32%). Ceux qui se trouvent dans la classe pauvre constituent les principales victimes de la corruption.
  • Quant aux actions de lutte contre ce fléau, trois individus sur quatre revendiquent l’implication des médias à s’engager fermement dans cette mission. Il s’agit, entre autres, de publier les erreurs du gouvernement ou les délits de corruption que les agents de l’état ont commis. Cependant, sur ce plan, les médias sont perçus encore peu efficaces.
  • De même, 70% des Malgaches sont d’accord pour participer à l’éradication de la corruption, en affirmant que cette lutte est une affaire de tous. Néanmoins, la peur des conséquences ou des représailles lors de la dénonciation des cas de corruption, demeure le principal facteur qui ralentit l’avancée des actions menées en ce sens.

Selon la dernière enquête Afrobaromètre, la plupart des Malgaches constatent une hausse alarmante du niveau de corruption en 2014 par rapport à 2013 et décrient l’insuffisance de performance du gouvernement à mener à bien la lutte contre ce fléau. De 2005 à 2014, les citoyens perçoivent ainsi de moins en moins bien l’effort du pouvoir en place dans le combat contre la corruption, le problème qui amenuit la crédibilité des institutions étatiques.

Par ailleurs, en 2014, ce sont la police et la gendarmerie, les juges et magistrats, les hommes d’affaires ainsi que les parlementaires qui sont les plus critiqués par les Malgaches pour leur implication dans des affaires de corruption. Souvent cette corruption se manifeste par le paiement de pots-de-vin en vue de faciliter l’obtention de services.

Ces données sont d’une grande importance, puisqu’elles montrent le contexte de corruption auquel est confrontée la population dans son quotidien. Ces données illustrent également le fait que Madagascar soit classé au 133ème rang sur 175 pays en considérant l’Indice de Perceptions de la Corruption 2014 de Transparency International. Ceci démontre que la question de la bonne gouvernance est une chose réclamée par tous les Malgaches et non pas réservée essentiellement à la classe politique.

Graph: Evolution du niveau de corruption | Madagascar | 2014

Désiré Razafindrazaka

Desire Razafindrazaka is the director and founder of COEF Resources.

Laetitia Razafimamonjy

Laetitia Razafimamonjy est coordonnateur de projets du cabinet COEF Ressources à Madagascar.

Iraldo Luis Djao

Iraldo Luis Djao est consultant chez COEF Ressources.