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L'accès à l'eau potable et à l'assainissement est un droit de l'homme, une condition préalable à une bonne santé publique et au développement – et un défi pour la plupart des gouvernements africains (UN Water, 2021 ; Holtz, & Golubsk, 2021 ; Mason, Nalamalapu, & Corfee-Morlot, 2019). Comme la pandémie de COVID-19 nous le rappelle à suffisance, tout comme si nous avions besoin d’un tel rappel, l'hygiène sauve des vies (Nations Unies, 2021).

A huit ans de l’échéance de l'Objectif de Développement Durable No. 6 (ODD6) visant à assurer « un accès universel et équitable à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement d’ici

2030 », des milliards de personnes dans le monde n'ont toujours pas accès à l'eau potable, à des services d'assainissement de qualité et à des installations basiques de lavage des mains (OMS, 2019).

Les pays africains accomplissent-ils des progrès en direction de la réalisation des indicateurs de l'ODD6 ?

Les résultats des enquêtes d'Afrobarometer dans 34 pays suggèrent que la plupart d'entre eux n'y arrivent pas. Si les expériences varient considérablement d'un pays à l'autre, en moyenne près de la moitié des

Africains n'ont pas accès à des systèmes d'eau courante, et seule une minorité d’entre eux vivent dans des zones desservies par des systèmes d'égouts. Un nombre croissant de personnes sont confrontées à des pénuries d'eau potable. Ces problèmes sont particulièrement graves pour les habitants des zones rurales et les personnes économiquement défavorisées.

Dans 24 des 34 pays, la majorité des gens notent négativement les performances gouvernementales en fourniture des services d’eau et d’assainissement.