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La décennie qui s’achève a été le théâtre d’un des fléaux les plus cruels de notre ère. Les migrations, expression qui renvoyait aux mouvements majoritairement libres des hommes sur l’ensemble du globe, font davantage référence aujourd’hui à des mouvements contraints. Des contraintes qui trouvent leur source dans des situations économiques précaires, des catastrophes naturelles, des conflits.
Les Sénégalais ne font pas exception à cette règle, avec quasiment le quart d’entre eux qui ont déjà « beaucoup » songé à émigrer, selon la dernière enquête d’Afrobaromètre. L’Organisation Internationale pour les Migrations (2019) révèle qu’en 2017, plus de 3% des citoyens sénégalais vivaient hors de leur pays d’origine.

La justification principale de cette soif d’ailleurs est la recherche de travail, qui motive plus que toutes les autres raisons réunies, dont les difficultés économiques et la poursuite des études.

Ces résultats d’enquête Afrobaromètre sont cruciaux dans la mesure où le Plan Sénégal Emergent (Gouvernement du Sénégal, 2014), dont l’un des axes principaux est le capital humain, entend prendre en compte les préoccupations des Sénégalais et par conséquent réduire le risque des départs illégaux et dangereux vers l’Occident, destination préférée des candidats à l’émigration.

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