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Le Sénégal a enregistré entre 2014 et 2016 une série de découvertes des ressources pétrolières et gazières au large de ses cotes. Ces vagues de nouvelles ont suscitées un engouement du côté des politiques mais aussi des populations. Au-delà des passions suscitées par cette question, il est particulièrement important de connaitre l’opinion de la population sur les conséquences aussi réjouissantes que dangereuses qui peuvent en résulter.  En effet, les rapports entre l’expansion de ressources naturelles et la bonne gouvernance revêtent deux facettes. D’une part, on peut admettre que ces ressources peuvent profiter à la résolution de beaucoup de problèmes socioéconomiques. D’autre part, elles peuvent être source de conflits causés par une mauvaise gestion et une inégale répartition des retombées.

Dans le contexte où les ressources pétrolières et gazières ont été les moteurs de croissance de certains pays, notamment au Proche et Moyen-Orient, les attentes sont assez grandes du côté des populations sénégalaises. Selon la dernière enquête nationale d’Afrobaromètre, la plupart des citoyens sont convaincus que ces ressources pourraient améliorer leurs conditions de vie.

Concernant la gestion proprement dite des nouvelles ressources, les populations interrogées préconisent un modèle de gestion inclusif associant l’état, les collectivités locales, et les communautés à la base. Toutefois, elles expriment leurs inquiétudes quant aux risques de conflits liés à la gestion des ressources gazières et pétrolières que le modèle inclusif tendrait à réduire.

En ce qui concerne les besoins indexés, nous pouvons noter que ceux liés à l’emploi, à la santé, à l’insécurité alimentaire, et à l’éducation sont les plus préoccupants pour les Sénégalais.

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