Skip to content

Selon l’enquête Afrobaromètre la plus récente, la santé constitue le problème le plus important auquel les Burkinabè veulent que le gouvernement s’attaque. En dépit des progrès, le Plan National de Développement Economique et Social (Burkina Faso, 2016) relève certains défis quant à la qualité de l’offre de services de santé, de l’accès aux services de santé, des ressources humaines, et des infrastructures, ainsi qu’aux inégalités régionales. Pour faire face à ces défis, une Stratégie Nationale de Financement de la Santé pour la période 2018-2030 a été élaborée, avec pour vision de « faire du Burkina Faso une nation où toute la population bénéficie de l’accès aux services de santé de qualité sans distinction sociale » (Burkina Faso, 2018).

La stratégie s’appuie sur des avancées connues, au cours de la décennie écoulée, par rapport à l’amélioration de l’accès limité aux soins de santé des pauvres citoyens (Ridde, 2006). Selon une étude menée par Haddad, Zombré, Queuille, et Ridde (2013), la couverture par une subvention gouvernementale des accouchements assistés à partir de 2007 a permis d’augmenter la fréquentation des centres de santé, mais les avantages en faveur des enfants pauvres variaient toujours selon leur état de santé et milieu de résidence. Suite à l’accession au pouvoir d’un nouveau gouvernement démocratique en 2015, le gouvernement a mis en place des soins de santé gratuits pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans, en vue de promouvoir les accouchements assistés par des personnels de santé qualifiés et d’améliorer l’accès des plus jeunes à des soins de santé de base de qualité supérieure.

Selon l’enquête Afrobaromètre la plus récente, la majorité des Burkinabè affirment que le gouvernement a réussi à améliorer la prestation des services de santé, mais des disparités persistent quant à la prestation des services au profit des pauvres et de certaines régions.

Share
Language
Countries