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Key findings
  • Alors que la plupart des Mauriciens affirment ne pas avoir été victimes de discrimination ou de harcèlement durant l'année précédente, une proportion importante de la population en ont souffert sur la base de leur appartenance ethnique (9%), de leur sexe (16%), ou de leur religion (17%).
  • Les Afro-Mauriciens (31%) et les Musulmans (22%) sont plus susceptibles que la moyenne d'affirmer avoir été victimes de discrimination ou de harcèlement sur la base de leur appartenance ethnique.
  • De même, alors que deux-tiers (66%) des Mauriciens affirment que leur groupe ethnique n'est « jamais » traité de façon inéquitable par le gouvernement, plus de quatre sur 10 Afro-Mauriciens (47%) et Musulmans (42%) affirment l'être « quelques fois, » « souvent », ou « toujours ».
  • Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de souffrir de discrimination ou de harcèlement sexuel (11% contre 7%), et la discrimination ou le harcèlement à base religieuse est plus susceptible d'affecter les Chrétiens et les Musulmans que les Hindous.
  • Huit sur 10 Mauriciens (82%) affirment que les femmes devraient être aussi éligibles à des postes politiques que les hommes.

Depuis son indépendance en 1968, Maurice a toujours défendu avec fierté son développement fondé sur la démocratie, la bonne gouvernance, l’état de droit, les droits de l’homme, et les libertés individuelles. Sa constitution stipule que tous les Mauriciens devraient bénéficier du droit à une protection équitable et à assistance légale contre toute forme de discrimination.

Le pays a démontré son engagement à la promotion et à la protection des droits de l’homme en étant signataire à tous les instruments internationaux majeurs relatifs aux droits de l’homme, dont les conventions et protocoles optionnels portant sur les droits de la femme, des personnes handicapés, et des enfants, y compris des enfants engagés dans les conflits armés, les trafics, la prostitution, et la pornographie (Varma, 2013). La commission pour l’égalité des chances (Equal Opportunities Commission), instituée en 2012, a géré plus de 1.000 plaintes portant sur la discrimination entre 2012 et 2014, la plupart liées à l’origine ethnique et à l’opinion politique (Equal Opportunities Commission, 2014).

A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme 2018, le Premier Ministre Pravind Jugnauth a salué les progrès réalisés en matière d’autonomisation des femmes dans le secteur public mais a souligné le besoin pour le secteur privé de s’intéresser plus à la question de l’égalité des sexes, d’adopter une approche plus proactive, et d’éliminer les barrières et la discrimination contre les femmes (République de Maurice, 2018).

Selon la dernière enquête Afrobaromètre, la plupart des Mauriciens ne subissent ni discrimination ni harcèlement ethnique, religieux, ou de genre, mais certains le font encore – en particulier parmi les Afro-Mauriciens, les Musulmans, et les femmes.

La plupart des Mauriciens expriment leur tolérance envers les personnes d’un groupe ethnique, d’une religion, ou d’une nationalité différents. Une majorité – moins forte mais en croissance – sont tolérante envers les personnes ayant une orientation sexuelle différente, exprimant un soutien populaire aux appels récents par le gouvernement et les autorités religieuses à respecter les droits des membres de la communauté LGBT à conduire des manifestations légalement autorisées (France24, 2018).

Thomas Isbell

Post-doctoral research fellow and research assistant at Afrobarometer

Sadhiska Bhoojedhur

Sadhiska Bhoojedhur is a senior data analyst for Island Living, Mauritius.