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En Côte d’Ivoire comme dans nombre de pays, la question de la lutte contre la corruption est centrale tant son effet négatif n’est plus à démontrer. La création en 2013 de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance, en tant qu’organe de prévention et de lutte contre la corruption, semblait marquer une réelle volonté politique des autorités à contrer ce fléau. Cependant, force est de constater que pour les Ivoiriens, la corruption a encore de beaux jours devant elle.

Selon la plus récente enquête d’Afrobaromètre, la proportion d’Ivoiriens qui n’apprécient pas les efforts du gouvernement dans la lutte contre la corruption au sein de l’administration publique continue d’augmenter. Des proportions importantes de la population avouent payer des pots-de-vin, surtout à la police, et la plupart des citoyens craignent que signaler la corruption vécue pourrait créer des représailles. 

Cependant, il importe de noter que les Ivoiriens demeurent confiants quant au rôle qu’ils peuvent jouer contre ce fléau.

Ces données sont importantes d’autant plus qu’elles permettent d’apprécier au regard de l’opinion des citoyens les efforts mis en place autour de la lutte contre ce mal dont souffrent l’administration publique en particulier et la Côte d’Ivoire en général. Ainsi, la lutte contre la corruption sous toutes ses formes ne saurait être l’apanage des élites qui pensent que l’opinion populaire n’est pas à considérer dans ce combat.

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