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Une administration efficace et transparente constitue l’épine dorsale d’un état démocratique bien gouverné et d’une économie de marché dans les pays en développement (Grindle & Hilderbrand, 1995). Le recrutement du personnel du secteur public sur la base du mérite joue un rôle important en veillant non seulement à ce que la machine fonctionne harmonieusement, mais aussi à ce que les citoyens ordinaires aient confiance en la façon dont leur pays est gouverné. Les pratiques de copinage ou de favoritisme peuvent compromettre le fonctionnement et la confiance du public (Anderson & Tverdova, 2003; Seligson, 2002; Chanley, Rudolph, & Rahn, 2000; Rothstein & Teorell, 2008).

Au Cameroun, de nombreux critiques du gouvernement arguent depuis longtemps de ce que des facteurs autres que le mérite permettent de déterminer qui occupe les postes gouvernementaux et obtient des promotions (Ayukogem, 2014; Nsom, 2012). Les dirigeants sont accusés de privilégier des régions et groupes ethniques particuliers ainsi que les confrères des sociétés secrètes – de fraternités telles que l’Ekpe, l’Ordre Rosicrucien AMORC, et les Francs-Maçons, et de groupes religieux comme Eckankar et les Illuminatis (Ayukogem, 2014; Nsom, 2012).

Les Camerounais ordinaires pensent-ils que de tels facteurs jouent un rôle important dans les carrières du secteur public? Sur la base des données du Round 6 d’enquêtes d’Afrobaromètre (2015), une forte proportion de la population le pense. En outre, les citoyens qui perçoivent un tel favoritisme dans l’avancement professionnel sont moins susceptibles d’avoir une opinion positive de la démocratie camerounaise.

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