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Key findings
  • Environ sept Africains sur 10 (72%) vivent dans des zones desservies par un réseau électrique, allant de seulement 29% au Tchad à 100% en Tunisie, à Maurice, en Eswatini et au Cabo Verde.
  • o Les résidents ruraux (49%) et les citoyens les plus pauvres (60%) sont beaucoup moins susceptibles de vivre dans un milieu desservi par un réseau électrique que leurs homologues urbains (93%) et aisés (91%).
  • En Afrique, six ménages sur 10 (60%) sont raccordés au réseau électrique public. A Maurice (98%) et aux Seychelles (98%), le raccordement est quasi universel, mais moins d’un quart des répondants sont branchés en Sierra Leone (24%), au Tchad (16%) et au Malawi (14%).
  • o Tout comme l’accès, le raccordement présente d’énormes désavantages pour les ménages ruraux (37% contre 83% dans les zones urbaines) et les ménages pauvres (46% contre 86% parmi les plus aisés).
  • Seuls 43% des Africains bénéficient d'une alimentation électrique qui fonctionne « la plupart du temps » ou « tout le temps », tandis que 41% n'ont aucun raccordement ou déclarent que le courant électrique n’est jamais disponible.
  • o Moins d'un répondant sur 10 à Madagascar (9%), en Sierra Leone (8%), en Guinée (7%), au Mali (6%), en Zambie (4%) et au Tchad (3%) déclarent avoir un approvisionnement fiable en électricité.
  • Près d'un quart (23%) des citoyens utilisent des sources d'électricité autres que le réseau public, principalement des panneaux solaires (70% parmi ceux qui dépendent de sources d'électricité alternatives).
  • o Les résidents ruraux (31%) sont deux fois plus susceptibles que leurs homologues urbains (15%) d’utiliser des sources d’électricité autres que le réseau national.
  • L'accès à l'électricité figure au huitième rang des problèmes les plus importants que les Africains souhaitent voir leur gouvernement résoudre.
  • o Moins de la moitié (45%) des Africains se disent satisfaits des performances de leur gouvernement en matière de fourniture fiable d’électricité.

L’accès universel à une énergie fiable, abordable et propre est une condition essentielle à  l’amélioration des soins de santé, de l’éducation et de la productivité économique. Malgré  une électrification rapide dans les années 2010, l’Afrique souffre d’un déficit énergétique  important : Près de 600 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité, dont 565 millions  en Afrique subsaharienne (Kennedy, 2025 ; Baskaran & Coste, 2024). La demande  énergétique continue de dépasser l’offre, sous l’effet d’une croissance démographique  rapide, de l’urbanisation et des ambitions industrielles (Commission Economique des Nations  Unies pour l’Afrique, 2025). 

L’Objectif de Développement Durable No. 7 des Nations Unies comprend  des engagements visant à « garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable » et à  « accroître nettement la part de l’énergie renouvelable dans le bouquet  énergétique mondial » (Nations Unies, 2018, 2024). Dans la poursuite de ce  dernier objectif, les pays africains ont diversifié leurs sources d’énergie en y  intégrant des énergies renouvelables telles que le solaire, l’éolien et  l’hydroélectricité (Khoza, 2024). Plusieurs pays ont également mis en œuvre  des politiques économiques vertes, notamment des incitations fiscales (par exemple, des  exonérations de droits de douane et de TVA à l’importation) sur certains équipements  d’énergies renouvelables afin d’en améliorer l’accessibilité et d’encourager leur adoption  par les consommateurs (Mwangi, 2025 ; Mungai, 2024). 

Des chercheurs affirment que les sources d’énergie renouvelables hors réseau peuvent  accroître rapidement et à moindre coût l’électrification rurale (Dalla Longa & van der  Zwaan, 2021). Or, les investissements font défaut : l’Afrique recèle 60% du potentiel solaire  mondial, mais ne reçoit que moins de 3% du financement énergétique mondial (Commission  Economique des Nations Unies pour l’Afrique, 2025). 

Les partenaires multilatéraux aident cependant les gouvernements africains dans leur quête  d’un accès universel à l’électricité. A titre d’exemple, Mission 300, un programme conjoint de  la Banque Mondiale, de la Banque Africaine de Développement et de l’Initiative « Energie  durable pour tous », vise à fournir un accès à l’électricité à 300 millions d’Africains d’ici 2030  (Groupe des Nations Unies pour le Développement Durable, 2025). 

Les résultats de l’enquête Afrobarometer menée dans 38 pays africains indiquent que les  progrès en matière d’électrification sont lents et inégaux, laissant de nombreuses personnes – en particulier dans les zones rurales et les ménages à faibles revenus – sans accès à  l’électricité.

En moyenne, moins de la moitié des ménages africains bénéficient d’un approvisionnement  fiable en électricité, bien que les taux de raccordement varient considérablement d’un pays  à l’autre. Près d’un quart d’entre eux utilisent des sources d’électricité alternatives, parmi  lesquelles l’énergie solaire est la plus répandue. 

Un sur sept répondants considèrent l’électricité comme une priorité nationale absolue, tandis  que plus de la moitié des citoyens sont insatisfaits de la performance de leur gouvernement  en matière de fourniture d’électricité. 

Asafika Mpako

Asafika is the communications coordinator for Southern Africa

Edward Chibwili

Edward Chibwili is the national investigator for Zambia.

Richard Adjadeh

Richard Adjadeh is a data analyst for Afrobarometer and a master of public policy student in the Department of Political Science at MSU