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Key findings
  • Six Africains sur 10 (59%) qualifient la situation économique de leur pays de « plutôt mauvaise » ou de « très mauvaise ».
  • Une faible majorité (51%) estiment que la situation économique de leur pays s’est détériorée au cours de l’année écoulée.
  • Environ la moitié (49%) des citoyens sont optimistes quant à l’amélioration de la situation économique de leur pays au cours des 12 prochains mois, soit presque deux fois plus que ceux (29%) qui s’attendent à une aggravation de la situation.
  • Mais presque six répondants sur 10 (58%) estiment que leur pays va dans « la mauvaise direction ».
  • Le pessimisme quant à l’orientation de leur pays est plus répandu chez les citoyens vivant dans une grande pauvreté (67%) que chez leurs concitoyens aisés (44%).
  • Environ la moitié (49%) des Africains qualifient leurs conditions de vie personnelles de « plutôt mauvaises » ou « très mauvaises ». Seul un tiers (33%) se déclarent satisfaits de leur situation personnelle.
  • Plus d’un adulte en âge de travailler sur trois (35%) déclarent être au chômage et à la recherche d’un emploi.
  • Le dénuement matériel reste très répandu sur le continent, une majorité des répondants signalant des manques en biens essentiels au cours de l’année écoulée, notamment en revenus en espèces (79%), en soins médicaux (65%), en nourriture (58%), en eau potable (57%) et en combustible pour la cuisson (52%).
  • Presque la moitié (47%) de tous les répondants ont fait appel à des membres de leur famille pour obtenir une aide financière au moins une fois au cours de l’année écoulée.
  • Une minorité plus faible, mais néanmoins significative, ont sollicité l’aide d’amis et de voisins (33%) et/ou de groupes religieux ou communautaires (12%).
  • Le chômage et la hausse du coût de la vie figurent parmi les trois principaux problèmes auxquels les citoyens estiment que leur gouvernement devrait s'attaquer.
  • Une grande majorité de répondants estiment que leur gouvernement affiche des performances « plutôt mauvaises » ou « très mauvaises » en matière de stabilité des prix (82%), de réduction du fossé entre riches et pauvres (79%), de création d’emplois (76%), d’amélioration des conditions de vie des pauvres (73%) et de gestion de l’économie dans son ensemble (64%).
  • Malgré des appréciations extrêmement négatives, les derniers résultats suggèrent un léger redressement pour ces cinq indicateurs.

L’Afrique a enregistré des progrès économiques notables ces dernières années, se hissant au  deuxième rang mondial en termes de croissance après l’Asie, neuf des 20 économies les plus  dynamiques de la planète en 2024 étant situées sur le continent (Groupe de la Banque  Africaine de Développement, 2024, 2025 ; Banque Africaine d’Import-Export, 2025 ; Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique, 2025a, b). Le  continent a par ailleurs progressé quant à la gestion des politiques budgétaires et monétaires, en particulier sur le plan de l’inflation, qui a  ralenti dans de nombreux pays africains en 2024 et 2025, bien qu’elle soit  restée élevée dans des pays tels que le Soudan, le Zimbabwe, le Malawi et  le Nigéria (Banque Mondiale, 2025 ; Groupe de la Banque Africaine de  Développement, 2026). Plusieurs monnaies africaines se sont raffermies  grâce à l’amélioration des conditions financières, à la hausse des investissements étrangers et des entrées de devises, à la progression des recettes  d’exportation et à l’affaiblissement du dollar américain (Banque Mondiale, 2026a). 

Toutefois, le chômage, la pauvreté, les inégalités, la hausse du coût de la vie, le lourd  fardeau de la dette et d’autres pressions économiques ont continué à éroder bon nombre  des acquis du continent. Bien que les économies africaines se soient redressées après la  pandémie de COVID-19, la croissance est restée inférieure aux niveaux d’avant la  pandémie, tandis que des chocs mondiaux, notamment les guerres en Ukraine et au Moyen Orient, ont fait grimper les prix des denrées alimentaires, du carburant et des engrais  (Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique, 2025b). En 2024, l’Afrique a  enregistré le taux de chômage le plus élevé au monde chez les hommes et le deuxième  taux le plus élevé chez les femmes, tout en affichant le niveau le plus élevé de pauvreté au  travail, plus de 145 millions de personnes ayant un emploi vivant dans l’extrême pauvreté  (Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique, 2025b). Les inégalités de revenus  sont restées très marquées, les 10% d’Africains les plus riches s’accaparant environ 56% du  revenu total, tandis que les 50% les plus pauvres gagnaient moins d’un dixième (Commission  Economique des Nations Unies pour l’Afrique, 2026). 

Les résultats des enquêtes Afrobarometer 2024/2025 réalisées dans 38 pays africains révèlent  une inquiétude généralisée de la population face à la situation économique. 

Une majorité importante d’Africains portent un regard négatif sur la situation économique de  leur pays et sur son orientation générale. Le chômage et la hausse du coût de la vie figurent  en tête des problèmes les plus importants auxquels les citoyens souhaitent que leurs  gouvernements s’attaquent.

Environ la moitié des répondants décrivent leurs conditions de vie personnelles comme  mauvaises, tandis qu’une majorité d’entre eux déclarent qu’eux-mêmes ou un membre de  leur famille ont manqué au moins une fois au cours de l’année écoulée de biens de  première nécessité tels qu’un revenu en espèces, des soins médicaux, de l’eau potable, de  la nourriture et du combustible pour la cuisson. Beaucoup indiquent avoir dû solliciter l’aide  de membres de leur famille, d’amis ou de voisins pour joindre les deux bouts.  

Si les citoyens sont désormais plus satisfaits de la manière dont leur gouvernement gère les  principaux enjeux économiques depuis la période de la COVID-19, leur opinions restent néanmoins majoritairement négatives. 

Anyway Chingwete

Anyway is the deputy director of surveys

Maakwe Cumanzala

Maakwe Cumanzala is a Neubauer Family Economics and Public Policy PhD student at Tufts University.

Karen Kaunda

Karen Kaunda is a research assistant for Afrobarometer.