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Key findings
  • La moitié des Guinéens estiment que la CEDEAO (51%) et l'Union Africaine (50%) reconnaissent les besoins et les intérêts de la Guinée dans leur processus décisionnel.
  • Près des deux tiers (64%) des répondants pensent que les pays africains devraient avoir davantage voix au chapitre dans les instances décisionnelles internationales comme les Nations Unies.
  • La majorité (65%) des citoyens guinéens préfèrent le libre-échange à la limitation du commerce international.
  • Si le gouvernement veut faciliter les échanges avec d'autres pays, six Guinéens sur 10 (60%) sont favorables à la libéralisation des échanges avec les pays du monde entier, tandis qu’environ deux personnes sur 10 privilégieraient les échanges avec les pays africains (18%) ou les pays de la région uniquement (20%).
  • Seuls 11% des répondants déclarent avoir entendu parler de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf).
  • La majorité des Guinéens estiment positive l'influence économique et politique de la Chine (67%), des Etats-Unis d’Amérique (60%) et de l'Union Européenne (55%) sur leur pays. Environ la moitié expriment la même opinion à l’égard de la CEDEAO (52%), de la France (51%), de l’Union Africaine (50%) et de la Russie (49%).
  • En 2022, plus de la moitié (55%) des Guinéens ont estimé que l’influence économique et politique du Japon sur la Guinée est positive. Plus de répondants ont estimé positive l’influence des Etats-Unis d’Amérique (63%), de la Chine (59%) et de l’Union Européenne (56%).
  • Plus de la moitié (52%) des Guinéens informés de l'invasion de l'Ukraine par la Russie sont favorables à une position de neutralité de leur pays par rapport à cette guerre.

La coopération internationale représente un levier stratégique pour la Guinée. Disposant de ressources stratégiques, le pays a toujours eu des relations internationales qui lui permettent d’atténuer sa dépendance aux fluctuations des cours des matières premières et de consolider sa croissance ainsi que sa résilience (Direction Nationale des Organisations Internationales, 2023).

Cette coopération se décline à deux niveaux principaux. Le partenariat avec les acteurs régionaux et continentaux, tels que la Communauté Économiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union Africaine, permet à la Guinée de renforcer son intégration régionale, sa sécurité et ses institutions. Il favorise également l’alignement sur des normes et cadres communs, contribuant ainsi à la stabilité et à la croissance économique (Byiers & Dièye, 2022). Par ailleurs, les coopérations bilatérales et multilatérales permettent au pays de financer ses infrastructures et d’investir dans les politiques publiques (Organisation de Coopération et de Développement Economiques, 2025). 

Selon la plus récente enquête d’Afrobarometer, les perceptions des Guinéens à l’égard de l’intégration régionale et des relations internationales révèlent un attachement modéré aux organisations africaines, combiné à une forte ouverture sur le monde. Environ la moitié des citoyens estiment que la CEDEAO et l’Union Africaine prennent en compte les besoins et les intérêts de la Guinée dans leurs processus décisionnels. Dans le même esprit, près des deux tiers des répondants considèrent que les pays africains devraient disposer d’une voix plus importante au sein des instances décisionnelles internationales, telles que les Nations Unies.

Cette aspiration à une plus grande influence internationale s’accompagne d’un net soutien au libre-échange. Une majorité de Guinéens préfèrent la libéralisation du commerce à sa restriction et se déclarent favorables à des échanges avec l’ensemble des pays du monde, plutôt qu’à des échanges limités à la région ou au continent africain. Pourtant, cette ouverture contraste avec une faible connaissance des mécanismes d’intégration

économique africaine. Seuls un sur 10 répondants disent avoir entendu parler de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine.

En ce qui concerne les influences étrangères, les Guinéens portent un regard largement positif sur le rôle économique et politique de certaines puissances mondiales. La Chine recueille l’opinion favorable la plus élevée, suivie des Etats-Unis d’Amérique et de l’Union Européenne. Environ la moitié des citoyens jugent également positive l’influence de la CEDEAO, de la France, de l’Union Africaine et de la Russie, tandis que l’Inde suscite moins d’adhésion. 

Enfin, face aux grandes tensions géopolitiques internationales, l’opinion publique guinéenne privilégie la prudence. Parmi les citoyens informés de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, plus de la moitié se prononcent en faveur d’une position de neutralité.

Mohamed Sylla

Mohamed Sylla is the communications manager at Stat View International, Afrobarometer's national partner in Guinea.