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Key findings
  • A travers les 38 pays sondés, presque six adultes sur 10 ont fait des études secondaires (39%) ou post-secondaires (18%), tandis que 26% ont fait des études primaires et 16% n'ont aucun niveau d'instruction formelle.
  • Le niveau d'instruction varie considérablement d'un pays à l'autre. Presque la moitié des Guinéens (49%) et des Maliens (52%) n'ont jamais fréquenté l'école, une situation presque inconnue à Maurice, au Zimbabwe et au Gabon.
  • Les groupes démographiques affichent également des niveaux différents de scolarisation, reflétant les désavantages dont souffrent les femmes, les pauvres et les habitants des zones rurales. Les jeunes africains sont plus scolarisés que leurs aînés.
  • Seuls 13% des répondants déclarent que les filles sont « souvent » ou « toujours » empêchées d'aller à l'école parce que leur famille donne la priorité à l'éducation des garçons, bien que ce chiffre atteigne 27% au Malawi et 28% au Cameroun.
  • Et plus du double (28%) affirment que les écolières sont « souvent » ou « toujours » victimes de discrimination, de harcèlement et de requêtes à caractère sexuel de la part de leurs enseignants.
  • Une grande majorité de répondants estiment que les filles qui tombent enceinte ou ont des enfants devraient être autorisées à poursuivre leurs études (81%) et que l'éducation sexuelle devrait être dispensée à l'école afin d'aider les jeunes à prendre des décisions éclairées (73%).
  • Environ la moitié (49%) des citoyens estiment que la performance gouvernementale en matière d'éducation est « assez bonne » ou « très bonne », tandis que l'autre moitié (49%) évaluent négativement l'action de leurs dirigeants. Les taux d'approbation varient de plus de huit sur 10 en Zambie (84%) et en Tanzanie (81%) à moins d’un sur quatre au Nigéria (24%) et au Congo-Brazzaville (22%).
  • L'éducation occupe désormais la troisième place parmi les problèmes les plus importants auxquels les Africains souhaitent que leurs gouvernements s'attaquent, alors qu'elle occupait la sixième place en 2021/2023.

L’éducation est largement reconnue comme un levier majeur du progrès social et du développement économique. Malgré certains progrès, l’Afrique subsaharienne reste en retard par rapport au reste du monde en matière d’accès à la scolarité et de parité entre les sexes (ISS African Futures, 2024 ; Moravec, 2025).

Selon le rapport mondial de suivi de l’éducation de l’UNESCO (2024), l’Afrique compte presque 30% des 244 millions d’enfants et de jeunes âgés de 6 à 18 ans en situation de déscolarisation dans le monde. Les enfants issus de ménages à faibles revenus sont particulièrement touchés : Le rapport souligne qu’ils sont cinq fois plus susceptibles que les enfants issus de familles plus aisées d’être déscolarisés.

Par ailleurs, le taux d’achèvement des études primaires en Afrique est d’environ 65%, contre une moyenne mondiale de 87%. Le taux d’alphabétisation des jeunes Africains âgés de 15 à 24 ans est de 75%, loin des presque 90% enregistrés dans d’autres économies en développement et marchés émergents (Fornino & Tiffin, 2024).

Tout comme les enfants issus de milieux défavorisés, les filles rencontrent des obstacles spécifiques dans l’exercice de leur droit à l’éducation, notamment les mariages précoces, les grossesses non désirées et précoces, les violences et abus sexuels, les stéréotypes sexistes préjudiciables, ainsi que des environnements d’apprentissage dangereux et inadéquats (Union Africaine, 2024 ; Kimani & Karisa, 2025).

À l’approche de la Journée Internationale de l’Education (24 janvier), ce Profil Panafricain passe en revue les expériences et les appréciations des citoyens africains quant à leurs systèmes éducatifs.

Les données du Round 10 des enquêtes Afrobarometer réalisées dans 38 pays africains montrent que si les jeunes sont plus instruits que leurs aînés, le niveau de scolarisation varie considérablement d’un pays à l’autre et met en évidence les inégalités persistantes qui touchent les femmes, les populations pauvres et les habitants des zones rurales.

Si peu de répondants affirment que les familles continuent de privilégier l’éducation des garçons par rapport à celle des filles, presque trois sur 10 déclarent que les écolières sont victimes de discrimination, de harcèlement et de requêtes à caractère sexuel de la part de leurs enseignants. Mais une majorité écrasante estime que les filles qui tombent enceintes ou ont des enfants devraient être autorisées à poursuivre leurs études et que l’éducation sexuelle devrait être dispensée à l’école.

Concernant l’action des gouvernements sur le plan de l’éducation, les Africains sont partagés : Seule la moitié d’entre eux se déclarent satisfaits. L’éducation occupe la troisième place parmi les problèmes les plus importants qui, selon les citoyens, nécessitent une action gouvernementale urgente.

Asafika Mpako

Asafika is the communications coordinator for Southern Africa

Samuel Balongo

Sam is the project manager for East Africa

Aubrey Ghambi

Aubrey Ghambi is a research assistant for Afrobarometer.