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L’accès aux ressources minières et énergétiques offre un avantage comparatif important pour le développement socioéconomique. Plusieurs pays se sont installés durablement sur le sentier de la croissance économique en exploitant à bon escient les ressources de leurs sous-sol.
En revanche, l’exploitation des ressources minières et énergétiques est souvent associée à une instabilité politique (la malédiction des ressources); à un abandon des autres secteurs de production, agricoles notamment (syndrome hollandais); ou à une dégradation de l’environnement (la question des externalités environnementales négatives).

Le sous-sol du Sénégal renfermerait d’importants gisements de fer, d’or, de zircon, de phosphates, tout comme des ressources énergétiques pétrolières et gazières. Soucieux de tirer profit de ce potentiel par une gestion transparente et participative des ressources minières, le Sénégal s’est inscrit à l’initiative de Transparence dans les Industries Extractives (ITE).

Les Sénégalais ont une perception mitigée sur l’impact de l’industrie minière au Sénégal. En effet, les résultats de l’enquête d’Afrobaromètre au Sénégal indiquent que l’exploitation des mines et des ressources naturelles se fait sous le sceau de l’opacité, bien que les Sénégalais soient globalement plus enclins à percevoir l’industrie minière comme bénéfique au pays en terme de création d’emplois et de réduction de l’exode rural. Par ailleurs, des proportions importantes de la population considèrent que l’exploitation des mines dégrade l’environnement et profite aux sociétés minières étrangères. Toutefois, l’exploitation des mines et des ressources naturelles reste opaque et très peu connue des Sénégalais: Souvent plus de quatre citoyens sur 10 ne se sentent pas en mesure d’évaluer l’impact de l’industrie minière au Sénégal.