En tenir compte pour la reconstruction du Mali? Les Maliens estiment que la plupart des leaders et institutions sont corrompus

La majorité des Maliens pensent que la plupart des membres de certaines catégories de personnalités officielles sont impliqués dans des affaires de corruption, selon la nouvelle enquête d’Afrobarometer.

La perception de corruption reste forte surtout pour les juges et magistrats, quelle que soit la région administrative de résidence du répondant. Ce sont les leaders religieux et chefs traditionnels qui sont moins soupçonnés de corruption.

En plus, l’enquête révèle que la grande majorité des sondés – surtout à Tombouctou, Ségou, et Gao-Kidal – estiment que le niveau de la corruption a augmenté au cours de l’année écoulée. Or, la plupart des Maliens affirment également que les citoyens ordinaires risquent des représailles ou d’autres conséquences négatives s’ils dénoncent les actes de corruption.

L’expérience de la corruption par le versement de pots-de-vin contre un service public est plus fréquente avec la police.

Dans le contexte malien où la crise sociopolitique et sécuritaire s’expliquerait en partie par un déficit de gouvernance, les données d’Afrobarometer peuvent éclairer le débat sur la compréhension de cette problématique mesurée par les perceptions sur la corruption. Elles pourraient ensuite contribuer à la réflexion sur les pistes d’amélioration de la gouvernance au Mali.