- L’identité nationale est fortement ancrée parmi les Maliens : Seulement 11% préfèrent leur groupe ethnique à leur identité malienne (Figure 1).
- Huit Maliens sur 10 (81%) estiment que les membres de leur groupe ethnique ne sont « jamais » victimes de traitement injuste de la part du gouvernement contre 18% qui disent que cela arrive « quelques fois » (5%), « souvent » (6%) ou « toujours » (7%) (Figure 2).
- La majorité des Maliens disent faire « partiellement » ou « beaucoup » confiance aux citoyens d’autres groupes ethniques (68%) ainsi qu’à la plupart d’autres catégories de personnes (Figure 3).
- La grande majorité des Maliens disent aimer ou être indifférents d’avoir pour voisins des personnes d’un autre groupe ethnique (94%), d’une autre religion (88%), des immigrés (85%), des réfugiés d’autres pays (80%) et des supporteurs d’un autre parti politique (80%). Toutefois, l’écrasante majorité (93%) des répondants ne sont pas prêts à accueillir les personnes homosexuelles dans leur voisinage (Figure 4).

Selon les résultats de la plus récente enquête Afrobarometer au Mali, le sentiment d’appartenance nationale l’emporte largement sur les affiliations ethniques.
Cette cohésion se reflète aussi dans la perception d’équité entre les groupes, puisque huit Maliens sur 10 estiment que leur groupe ethnique n’est jamais victime de traitement injuste de la part du gouvernement. Toutefois, une minorité de répondants déclarent que ce type de discrimination se produit au moins « quelques fois ».
La confiance entre citoyens de différents groupes ethniques reste solide, tout comme l’acceptation de la diversité dans le voisinage. La grande majorité des Maliens se disent à l’aise ou indifférents à l’idée d’avoir pour voisins des personnes d’origines, de religions ou de statuts variés, à l’exception des personnes homosexuelles, qui restent largement rejetées.