- Les jeunes africains (âgés de 18-35 ans) sont moins susceptibles que les générations plus âgées de participer à une réunion communautaire (-12 points de pourcentage), de contacter les chefs traditionnels (-10 points), de contacter les conseillers locaux (-10 points), de se sentir proches d'un parti politique (-8 points) et de se joindre à d'autres pour soulever un problème (-8 points).
- Le Sénégal (-29 points de pourcentage), le Cameroun (-28 points) et le Zimbabwe (-28 points) présentent les plus grandes disparités dans les taux de vote par âge.
- La participation aux réunions communautaires connaît les écarts les plus importants en Côte d’Ivoire (-28 points), en Zambie (-26 points) et au Botswana (-24 points).
- En ce qui concerne l’engagement direct avec les responsables des collectivités locales, les plus grandes disparités se situent au Lesotho (-24 points), en Zambie (-20 points), en Guinée (-16 points) et au Kenya (-16 points).
- Les jeunes sont plus susceptibles que leurs aînés de participer à des manifestations dans de nombreux pays africains, bien que les taux dans 16 pays ne diffèrent pas de plus d'un point de pourcentage.
- o La Tunisie se distingue par le plus grand écart en termes de taux de protestation (+17 points), suivie du Soudan (+9 points) et de São Tomé et Principe (+7 points).

Les jeunes africains sont moins susceptibles que les générations plus âgées de s’engager dans diverses activités politiques et civiques, à une exception près : la protestation, révèle le nouveau rapport phare d’Afrobarometer.
La plus grande disparité générationnelle concerne le vote : Les jeunes (18-35 ans) accusent un retard impressionnant de 18 points de pourcentage par rapport à leurs aînés. Ils sont également moins susceptibles de se sentir proches d’un parti politique, de participer à une réunion communautaire, de s’associer à d’autres pour soulever un problème et de contacter les chefs traditionnels et les conseillers municipaux.
Ce rapport, deuxième d’une série annuelle consacrée à des sujets prioritaires, s’appuie sur des données couvrant la dernière décennie, notamment la dernière série d’enquêtes nationales représentatives menées à travers 39 pays, représentant les opinions de plus des trois quarts de la population du continent. L’analyse se concentre sur 10 indicateurs clés de l’engagement citoyen.
Ces écarts générationnels soulignent les défis de la participation politique sur le continent le plus jeune du monde si les gouvernements ne parviennent pas à créer des canaux pour un engagement significatif.
Le nouveau rapport phare, basé sur 53.444 entretiens en face à face, est accompagné de cartes-pays sur l’engagement citoyen qui fournissent un aperçu rapide des indicateurs clés de la participation citoyenne pour chacun des pays sondés.