- Sept Comoriens sur 10 (70%) pensent que les violences basées sur le genre ont augmenté pendant l’année écoulée (Figure 1).
- Près de trois Comoriens sur 10 (28%) déclarent que les maris battent leurs épouses « souvent » ou « toujours », tandis qu’environ deux sur 10 (19%) rapportent que les femmes frappent leurs maris à ces fréquences. Plus de trois répondants sur 10 affirment que les femmes insultent leurs conjoints « souvent » ou « toujours » (39%), et que les maris insultent leurs épouses avec la même régularité (33%) (Figure 2).
- Quatre répondants sur 10 affirment que les cas d’agression sexuelle sur mineurs se produisent « souvent » (25%) ou « toujours » (16%) dans leur communauté (Figure 3).
- Près de quatre répondants sur 10 (37%) estiment que les élèves et étudiantes sont « souvent » ou « toujours » victimes de harcèlement ou de discrimination, tandis que plus du quart (27%) déclarent que les femmes sont « souvent » ou « toujours » victimes de harcèlement sexuel en public (Figure 4).
- La majorité (60%) des Comoriens pensent qu’il est probable que les gens prennent au sérieux les plaintes contre le harcèlement ou la discrimination dans leur communauté (Figure 5).
- L’écrasante majorité (82%) des Comoriens pensent que la police et les tribunaux doivent faire plus pour protéger les femmes et les filles contre la discrimination et le harcèlement (Figure 6).

La majorité des citoyens comoriens affirment que les violences basées sur le genre (VGB) ont augmenté au cours de l’année écoulée, selon les résultats de la plus récente enquête Afrobarometer.
Beaucoup rapportent que les hommes comme les femmes insultent leur conjoint, et une proportion non négligeable de répondants perçoivent des violences physiques au sein des foyers régulièrement.
Les agressions sexuelles contre des mineurs demeurent également un problème préoccupant dans les communautés.
En outre, près de quatre répondants sur 10 estiment que les élèves et étudiantes subissent du harcèlement ou de la discrimination à l’école, tandis que plus du quart des répondants jugent que les femmes sont souvent victimes de harcèlement sexuel en public.
Malgré ce constat préoccupant, une large majorité des Comoriens pensent que les plaintes pour harcèlement ou discrimination seraient prises au sérieux, et appellent la police ainsi que la justice à redoubler d’efforts pour mieux protéger les femmes et les filles.