Skip to content
News release

La réactivité du gouvernement et la démocratie sont des moteurs importants de l’engagement des citoyens en Afrique, révèle le nouveau rapport phare d’Afrobarometer

8 Jul 2025
Download (French)
Communiqué de presse
Key findings
  • Près des trois quarts (72%) des Africains ont voté lors des dernières élections nationales de leur pays précédant l’enquête Afrobarometer Round 9 (Figure 1). o Quatre personnes sur 10 (41%) se « sentent proches » d’un parti politique. o Plus de six personnes sur 10 (62%) discutent de politique « occasionnellement » ou « fréquemment » avec leur famille ou leurs amis. o Près de la moitié (47%) ont participé à une réunion communautaire au moins une fois au cours de l’année précédente, allant de 11% en Tunisie à 85% à Madagascar. o Plus de quatre personnes sur 10 (42%) se sont jointes à d’autres pour soulever un problème au cours des 12 derniers mois. o Plus d’un tiers (37%) ont contacté un chef traditionnel, 28% un conseiller local, 15% un membre du Parlement et 20% un responsable de parti politique au cours de l’année précédente. o Environ un sur 10 répondants (9%) ont participé à une manifestation ou protestation pendant l’année écoulée.
  • Les citoyens les plus pauvres sont plus susceptibles que les plus aisés de s’identifier à un parti politique, d’assister à une réunion communautaire, de se joindre à d’autres pour soulever un problème et de contacter les chefs traditionnels, les conseillers municipaux et les responsables des partis politiques, et sont à peu près tout aussi susceptibles de voter, de protester, de discuter de politique et de contacter les membres du Parlement (Figure 2).
  • Les femmes continuent de s’engager à des taux nettement inférieurs à ceux des hommes dans tous les indicateurs inclus dans l’enquête.
  • Les jeunes (âgés de 18 à 35 ans) sont moins engagés que les générations plus âgées dans tous les types de participation politique et civique, à l’exception des manifestations ; la disparité est la plus grande pour le vote, où un écart de 18 points de pourcentage sépare les jeunes des aînés.
  • Comparativement aux citoyens ayant fait des études post-secondaires, ceux qui n’ont pas reçu d’instruction formelle sont plus susceptibles de voter, de s’identifier à un parti politique, de participer à des réunions communautaires et de contacter des chefs traditionnels, et sont à peu près tout aussi susceptibles de contacter un membre du Parlement, un conseiller local ou un responsable d’un parti politique.

La réactivité du gouvernement et la performance démocratique, ainsi que les besoins socio économiques non satisfaits, sont des moteurs importants de l’engagement des citoyens en  Afrique, révèle un nouveau rapport phare d’Afrobarometer

Les citoyens sont plus enclins à participer aux activités politiques et civiques s’ils sont satisfaits  du fonctionnement de leur démocratie, estiment que leurs élections sont libres et équitables,  et perçoivent leurs élus locaux comme étant à l’écoute de leurs besoins. Et contrairement  aux théories et résultats des pays du Nord, les citoyens et les pays les moins riches d’Afrique  affichent des taux d’engagement plus élevés que leurs homologues plus aisés. 

Ce rapport, deuxième d’une série annuelle consacrée à des sujets prioritaires, s’appuie sur  des données couvrant la dernière décennie, notamment la dernière série d’enquêtes  nationales représentatives menées dans 39 pays, représentant les points de vue de plus des  trois quarts de la population du continent. L’analyse se concentre sur les indicateurs clés de  l’engagement citoyen : le vote, l’affiliation à un parti politique, les discussions politiques, la  participation à des réunions communautaires, les actions collectives pour soulever un  problème, les contacts avec les dirigeants et les manifestations. 

Les résultats, basés sur 53.444 entretiens en face à face, montrent que la plupart des Africains  participent à de multiples activités politiques et civiques, le vote étant la forme  d’engagement prédominante et la protestation la moins courante. Cependant, des écarts  existent, notamment chez les jeunes et les femmes. Les Africains les plus pauvres, les moins  instruits et les ruraux ont tendance à participer davantage aux activités politiques et civiques  que leurs homologues plus riches, plus instruits et urbains. 

Le rapport montre également qu’à travers 30 pays sondés de manière constante au cours  de la dernière décennie, les niveaux de participation sont en baisse pour la participation aux  réunions communautaires, l’association à d’autres pour soulever un problème et l’affiliation à  un parti politique, mais ils augmentent pour le contact avec les dirigeants. 

Le nouveau rapport phare est accompagné des cartes-pays sur l’engagement citoyen qui  fournissent un aperçu rapide des indicateurs clés de la participation citoyenne au niveau  national pour chacun des pays étudiés.