- La moitié (52%) des Mauritaniens disent qu’ils se sont sentis en danger dans leur maison ou quartier au moins une fois au cours des 12 derniers mois, y compris 14% qui disent avoir vécu cette insécurité « plusieurs fois » ou « toujours » (Figure 1).
- Environ un sur 20 Mauritaniens (6%) déclarent avoir eu recours à l’assistance de la police pendant l’année écoulée (Figure 2).
- Parmi ceux qui ont fait appel à la police au cours des 12 derniers mois1 : o La majorité (56%) de répondants affirment qu’il était difficile d’obtenir l’assistance de la police, contre 44% qui estiment que cela était facile (Figure 3). o Six sur 10 (60%) disent avoir dû verser de pots-de-vin, faire un cadeau ou une faveur à un agent de police afin d’obtenir l’assistance dont ils avaient besoin (Figure 4).

Un sur deux Mauritaniens affirment ne pas s’être sentis en sécurité chez lui ou dans son quartier au cours des 12 derniers mois, d’après les récentes données d’Afrobarometer.
Malgré ce sentiment d’insécurité, relativement peu de citoyens disent avoir sollicité l’assistance de la police pendant cette période. La majorité de ceux qui ont eu recours aux forces de l’ordre disent qu’il était difficile d’obtenir leur aide.
En outre, les pratiques de corruption semblent répandues. Six répondants sur 10 ayant sollicité la police affirment avoir dû verser un pot-de-vin, offrir un cadeau ou rendre un service à un agent pour recevoir l’aide nécessaire.
Ces constats soulignent les défis persistants en matière de professionnalisation, d’éthique et de proximité dans l’action policière en Mauritanie. Ils rappellent également la nécessité de renforcer la confiance et la transparence dans les rapports entre la population et les forces de sécurité.