- Au Togo, les centres de santé publics ou privés ont pu être observés dans 55% des zones de dénombrement (ZD) visitées, tandis que 42% n’en disposaient pas (Figure 1). o Les ZD de la région Maritime (81%) et en milieu urbain (62%) bénéficient d’une meilleure accessibilité aux structures sanitaires que celles des autres régions, surtout Savanes (19%) et Kara (23%), et en milieu rural (49%).
- Près des deux tiers (64%) des Togolais déclarent avoir eu affaire à un hôpital public au cours des 12 derniers mois (Figure 2).
- Parmi les répondants qui ont fréquenté un hôpital public au cours des 12 derniers mois : o Plus de six sur 10 (64%) déclarent avoir été confrontés au coût élevé des services de santé « quelques fois » ou « souvent », tandis que 55% mentionnent les longues files d’attente comme une difficulté fréquente (Figure 3).
- Une majorité (55%) de Togolais se disent satisfaits des efforts du gouvernement pour améliorer les services de santé de base, tandis que 44% expriment leur insatisfaction à cet égard (Figure 4).
- Près des deux tiers (64%) disent faire « partiellement » (35%) ou « beaucoup » (29%) confiance au Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de l’Accès Universel aux Soins (Figure 5).

Une majorité de Togolais ayant fréquenté les hôpitaux publics au cours des 12 derniers mois pointent du doigt deux obstacles majeurs fréquents : le coût élevé des soins et les longues files d’attente, révèle la plus récente enquête d’Afrobarometer réalisée dans le pays.
Les disparités géographiques aggravent cette situation. Dans plus de quatre zones de dénombrement (ZD) sur 10 visitées par les équipes d’enquête, aucun centre de santé public ou privé n’était accessible à distance de marche. Ces carences sont particulièrement marquées dans les régions de Kara et des Savanes, contrastant avec la région Maritime mieux desservie.
Pendant la collecte de données, les équipes de terrain d’Afrobarometer observent les infrastructures locales. Par exemple, dans chaque ZD visitée, elles notent la présence ou l’absence d’un dispensaire ou d’un hôpital public ou privé, soit dans la zone ou à distance de marche, c’est-à-dire sans nécessiter de frais de transport significatifs pour les habitants. Etant donné que les ZD sont sélectionnées pour représenter l’ensemble de la population nationale, ces observations offrent des indicateurs fiables sur la disponibilité des infrastructures et des services dans chaque pays sondé.
Malgré les difficultés et l’inégalité d’accès, plus de la moitié des citoyens se disent satisfaits des efforts du gouvernement pour améliorer les services de santé de base, même si beaucoup restent insatisfaits. De plus, près des deux tiers affirment faire « partiellement » ou « beaucoup » confiance au ministère en charge de la santé.
Dans un contexte de réformes sanitaires en cours, les données Afrobarometer offrent un éclairage précieux sur les expériences concrètes des citoyens et leurs attentes envers les pouvoirs publics en matière d’accès équitable à des soins de qualité.