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News release

La majorité des Mauritaniens – mais pas la majorité des femmes – rejettent l’égalité hommes-femmes dans l’emploi

11 Jul 2025 Mauritania
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Communiqué de presse
Key findings
  • La majorité (59%) des Mauritaniens s’opposent à l’égalité entre hommes et femmes en matière d’accès à l’emploi (Figure 1). o Alors que 57% des femmes se déclarent favorables à l’égalité des sexes en matière d’emploi, 70% des hommes s’y opposent.
  • Un tiers (33%) des répondants déclarent que les femmes sont « souvent » ou «toujours » empêchées de travailler, tandis qu’un quart (25%) affirment que des filles sont privées d’école parce que leur famille privilégie l’éducation des garçons.
  • Les hommes sont plus nombreux que les femmes à profiter de l’éducation secondaire ou post-secondaire (42% contre 31%), tandis qu’il y a plus de femmes que d’hommes non instruits (42% contre 35%).
  • Le manque de services de garde d'enfants, le manque d'éducation ou de compétences ainsi que les normes sociales défavorables au travail féminin en dehors de la maison figurent parmi les principaux obstacles à l’embauche et l’évolution professionnelle des femmes, aux yeux des Mauritaniens.

Selon les dernières données d’Afrobarometer, six Mauritaniens sur 10 s’opposent à ce que les femmes aient les mêmes chances que les hommes pour accéder à un emploi, tandis que les femmes se montrent nettement plus favorables à l’égalité professionnelle.

Ces perceptions s’inscrivent dans un contexte où un tiers des répondants affirment que les femmes sont fréquemment empêchées de travailler, et un quart indiquent que des filles sont encore privées d’école parce que leur famille donne la priorité à l’éducation des garçons.

Les écarts éducatifs reflètent ces inégalités. Les hommes sont plus nombreux à avoir atteint un niveau secondaire ou post-secondaire, tandis que les femmes sont proportionnellement plus nombreuses à n’avoir reçu aucune instruction.

Par ailleurs, plusieurs obstacles freinent l’insertion et la progression des femmes sur le marché du travail, selon les répondants, notamment l’absence de services de garde d’enfants, le manque de formation et de compétences, ainsi que des normes sociales qui continuent de juger inacceptable que les femmes travaillent hors du foyer.