- Seulement trois Mauritaniens sur 10 (31%) disent qu’ils sont informés des changements climatiques (Figure 1).
- Parmi ceux qui sont au courant des changements climatiques : o Près des deux tiers (65%) disent que les changements climatiques affectent la vie en Mauritanie au point de la rendre pire (Figure 2). o Plus de six sur 10 (64%) pensent que l’activité humaine (52%) ou la combinaison de l’activité humaine avec les procédés naturels (12%) sont la principale cause des changements climatiques (Figure 3). o La majorité (55%) appellent à l’action immédiate du gouvernement pour limiter les changements climatiques à l’avenir, même si cela est coûteux ou entraîne des pertes d’emplois ou d’autres dommages l’économie (Figure 4).
- La majorité de tous les répondants soutiennent que le gouvernement fasse davantage pression sur les pays riches et développés pour qu’ils fournissent d’aide aux personnes touchées (75%), investisse dans l’amélioration des infrastructures adaptées aux changements climatiques (73%), investisse dans les technologies éoliennes et solaires (67%), oblige tout le monde à passer aux fourneaux écologiques (61%), et interdise l’abattage des arbres pour le bois de chauffage ou le charbon de bois (58%) (Figure 5).

La majorité des Mauritaniens expriment un fort soutien à l’action climatique, bien que seuls trois sur 10 parmi eux déclarent être informés sur le phénomène particulier des changements climatiques, selon les résultats de la plus récente enquête d’Afrobarometer.
Parmi les personnes informées, la majorité disent que les changements climatiques compliquent la vie des Mauritaniens, en attribuent les causes à l’activité humaine seule ou à une combinaison d’activités humaines et de procédés naturels, et appellent à une action immédiate du gouvernement, même si celle-ci implique des coûts élevés ou des conséquences économiques négatives.
Au-delà des citoyens informés, la majorité de l’ensemble des répondants attendent de l’Etat qu’il mettent en œuvre des politiques ambitieuses pour atténuer les effets de l’évolution des conditions climatiques et de la dégradation de l’environnement.
Ces résultats montrent qu’un large consensus citoyen se dessine en faveur d’actions climatiques vigoureuses, malgré la nécessité de renforcer l’information et la sensibilisation sur ces enjeux.