- En moyenne, à travers 38 pays africains, au moins la moitié des jeunes (50% des 18-25 ans et 54% des 26-35 ans) expriment une préférence pour l’entrepreneuriat plutôt que pour le travail dans le secteur public (25%), le secteur privé (13%) ou les organisations non gouvernementales (6%) (Figure 1).
- Interrogés sur les principaux obstacles empêchant les jeunes d’accéder à l’emploi (outre la conjoncture économique générale et la rareté des emplois), les répondants de tous âges pointent principalement du doigt les lacunes structurelles en matière de compétences et de formation (Figure 2).
- Le manque de formation adéquate apparaît comme le principal obstacle, cité par environ un quart (26%-27%) des jeunes, suivi du manque d’expérience professionnelle (19%-20%). D’autres évoquent la réticence des jeunes à occuper certains emplois, comme ceux dans l’agriculture ou les emplois « difficiles » (14%- 15%), l’inadéquation entre la formation et les besoins des employeurs (14%) et le manque de compétences entrepreneuriales et de motivation chez les jeunes (11%).
- Près de la moitié (48%) des jeunes africains estiment que le gouvernement devrait orienter les dépenses consacrées aux programmes jeunesse vers la création d'emplois. Des minorités moins importantes privilégieraient l'éducation (17%), la formation professionnelle (14%), les prêts aux entreprises (13%) et les services sociaux (8%) (Figure 3).
- Plus de la moitié (55%) des jeunes citoyens ont au moins « un peu » pensé à émigrer, dont plus de quatre sur 10 (43%) qui l’ont envisagé « quelque peu » ou « beaucoup » (Figure 4).
- Plus de six jeunes sur 10 ont envisagé l’émigration « quelque peu » ou « beaucoup » en Gambie (67%), au Cabo-Verde (66%), au Libéria (66%), en Guinée-Bissau (65%) et au Ghana (63%).
- Les facteurs économiques sont les principales raisons qui motivent les jeunes à envisager l’émigration : La plupart citent la recherche de meilleures opportunités d’emploi (52%), la volonté d’échapper aux difficultés économiques (18%) et la pauvreté (9%) ou d’autres facteurs économiques (6%) (Figure 5).

D’après les récents résultats de l’enquête Afrobarometer, les jeunes africains considèrent le manque de formation adéquate et le manque d’expérience professionnelle comme les principaux obstacles à l’emploi des jeunes.
D’après des enquêtes nationales représentatives menées dans 38 pays africains en 2024/2025, la création d’emplois est la priorité absolue des jeunes en matière d’investissement public pour les aider, suivie par l’éducation, la formation professionnelle, l’accès aux prêts aux entreprises et les services sociaux.
Si on leur donnait le choix entre différents secteurs d’activité, la majorité des jeunes africains préféreraient créer leur propre entreprise plutôt que de travailler dans le secteur public, l’industrie ou le secteur à but non lucratif.
Plus de la moitié des jeunes africains déclarent avoir au moins un peu envisagé d’émigrer dans un autre pays, principalement pour des raisons économiques. La recherche d’un emploi et de meilleures opportunités professionnelles ainsi que le désir d’échapper aux difficultés économiques et à la pauvreté figurent parmi les principaux facteurs qui motivent ce projet de départ.