- Environ six sur 10 citoyens mauritaniens estiment qu’il est probable qu’ils trouvent des services d’aide juridique (56%) et qu’ils aient les moyens d’obtenir les conseils ou l’aide juridique dont ils ont besoin (61%).
- Seulement près de trois Mauritaniens sur 10 (28%) disent connaitre l’existence de services d'aide juridique dans leur communauté.
- Seulement 6% des citoyens disent qu’ils utiliseraient un tribunal local pour résoudre un problème juridique. Près des deux tiers (64%) préfèrent se tourner vers la police, et le reste disent se tourner vers d’autres parties, comme les chefs/tribunaux traditionnels (7%), les membres de la famille (5%) ou un service d’aide juridique (5%).
- La majorité (59%) des répondants se disent « plutôt confiants » (45%) ou « très confiants » (14%) que les citoyens peuvent obtenir justice devant les tribunaux en cas de besoin, tandis que 39% ne se disent pas confiants.
- Environ six répondants sur 10 disent qu’il est probable qu’une affaire soit résolue de manière équitable (58%) et dans un délai raisonnable (57%) devant les tribunaux.
- Les Mauritaniens sont plus de deux fois plus susceptibles de voir les peines infligées aux puissants comme trop indulgentes (45%) que les peines infligées aux personnes ordinaires (21%).

Selon les résultats de la plus récente enquête d’Afrobarometer en Mauritanie, la majorité des citoyens expriment une certaine confiance dans leur capacité à accéder à la justice, bien que l’existence des services d’aide juridique demeure limitée.
Environ six citoyens sur 10 estiment qu’il est probable qu’ils puissent trouver des services d’aide juridique et qu’ils aient les moyens d’obtenir les conseils ou l’assistance nécessaires.
Toutefois, seulement une minorité des Mauritaniens disent connaître l’existence de services d’aide juridique dans leur communauté, révélant un déficit important d’information ou de disponibilité de ces services.
Lorsqu’ils sont confrontés à un problème juridique, très peu de citoyens disent qu’ils s’adresseraient à un tribunal local, tandis que la majorité des répondants préfèrent se tourner vers la police.
Malgré cette faible utilisation des voies judiciaires formelles, six répondants sur 10 se disent confiants que les citoyens peuvent obtenir justice devant les tribunaux si nécessaire, même si beaucoup déclarent ne pas avoir confiance.
De manière similaire, environ six répondants sur 10 jugent qu’il est probable qu’une affaire soit résolue de manière équitable et dans un délai raisonnable devant les tribunaux.
Enfin, les perceptions d’inégalité devant la justice sont marquées. Près de la moitié des citoyens estiment que les peines infligées aux puissants sont trop indulgentes.
Ces résultats montrent que, bien qu’une majorité de Mauritaniens gardent espoir en l’équité du système judiciaire, des efforts restent à faire pour renforcer l’accès à l’information, améliorer l’accessibilité aux services juridiques et garantir une justice perçue comme équitable pour tous.