AD243: Les Gabonais décrient le manque d’écoute et les performances des élus locaux et parlementaires

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Dispatches
2018
243
Christian Wali Wali

Le Gabon a vécu de 1967 à 1990 sous le régime du parti unique. Mais en 1990, avec les évolutions politiques qu’ont connues les pays africains, les acteurs politiques gabonais se sont retrouvés lors de la conférence nationale qui a acté le passage à la démocratie et au multipartisme immédiat. 

Depuis lors, le Gabon a tenu cinq élections présidentielles, cinq élections législatives, quatre élections locales (municipales et départementales), et autant d’élections sénatoriales.

L’année 2018 marque une situation particulière du processus démocratique au Gabon. En effet, alors que les élections législatives auraient dû se tenir en 2016, le gouvernement a, à deux reprises, sollicité leur report auprès de la Cour Constitutionnelle. Après deux reports, la cour a décidé de mettre fin au mandat des députés et contraint le gouvernement à démissionner. Ainsi, le 6 octobre 2018, se sont tenus pour la première fois les scrutins combinés de l’élection des députés à l’Assemblée Nationale et celle des conseils municipaux et départementaux.

Au finish, les Gabonais ont fait leur choix. Mais au-delà, il serait judicieux pour les élus de prendre en compte l’avis et la perception de leurs mandants afin de satisfaire à leurs attentes et de réaliser par conséquent de meilleures performances.

D’après la plus récente enquête d’Afrobaromètre, les députés et les élus locaux ne sont pas à l’écoute des Gabonais et ne sont pas non plus performants. De plus, la majorité des citoyens pensent que certains ou tous ces mandataires sont impliqués dans les affaires de corruption, et la moitié ne leur font « pas du tout confiance ».

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