AD54: A Madagascar, les citoyens déplorent l’ampleur considérable de la corruption

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Dispatches
2015
54
Désiré Razafindrazaka, Laetitia Razafimamonjy, et Iraldo Luis Djao

Selon la dernière enquête Afrobaromètre, la plupart des Malgaches constatent une hausse alarmante du niveau de corruption en 2014 par rapport à 2013 et décrient l’insuffisance de performance du gouvernement à mener à bien la lutte contre ce fléau. De 2005 à 2014, les citoyens perçoivent ainsi de moins en moins bien l’effort du pouvoir en place dans le combat contre la corruption, le problème qui amenuit la crédibilité des institutions étatiques.

Par ailleurs, en 2014, ce sont la police et la gendarmerie, les juges et magistrats, les hommes d’affaires ainsi que les parlementaires qui sont les plus critiqués par les Malgaches pour leur implication dans des affaires de corruption. Souvent cette corruption se manifeste par le paiement de pots-de-vin en vue de faciliter l’obtention de services.

Ces données sont d’une grande importance, puisqu’elles montrent le contexte de corruption auquel est confrontée la population dans son quotidien. Ces données illustrent également le fait que Madagascar soit classé au 133ème rang sur 175 pays en considérant l’Indice de Perceptions de la Corruption 2014 de Transparency International. Ceci démontre que la question de la bonne gouvernance est une chose réclamée par tous les Malgaches et non pas réservée essentiellement à la classe politique.

Graph: Evolution du niveau de corruption | Madagascar | 2014