Soutien du public à une presse forte et libre et inquiétudes autour de la liberté d’expression et du traitement égal devant la loi

Corruption
Free speech

Les résultats de l’enquête Afrobaromètre montrent que la grande majorité des Burundais pense que les médias jouent pleinement leur rôle de contre-pouvoir, en enquêtant et en publiant sur les erreurs du gouvernement et sur les cas de corruption. Ils sont un peu moins nombreux à penser que la presse joue efficacement son rôle. Il y a un souhait qui se manifeste d’avoir une presse beaucoup plus efficace et plus entreprenante.

Des préoccupations ressortent du sondage quant au traitement équitable des citoyens et du respect des lois. Sur ce dernier aspect, un peu plus de huit citoyens sur 10 disent les gens doivent faire attention à ce qu’ils disent en politique, alors que la loi le leur permet. Ces résultats du sondage peuvent expliquer les manifestations massives de liesse suite à la libération du journaliste et directeur de la Radio publique africaine, Bob Rugurika, le 19 février 2015.

En outre, selon environ 6 personnes sur 10, les citoyens ne sont pas traités de façon équitable. Ainsi, pour 57 % de la population, les officiels qui commettent des crimes ne sont pas poursuivis, alors que les citoyens ordinaires, eux sont toujours punis lorsqu’ils commettent des crimes.

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