Latest press releases from Burkina Faso (October 2015)

The press releases are available below in French only.

1. Les Burkinabè sont en grande majorité satisfaits des autorités de la Transition

Selon la plus récente enquête d’Afrobaromètre au Burkina Faso, les Burkinabè sont dans l’ensemble satisfaits de la façon dont les autorités de la Transition ont effectué leur mandat depuis qu’elles sont entrées en fonction.

Par ailleurs, selon l’enquête menée en avril/mai 2015, la grande majorité des Burkinabé ont déclaré être « d’accord » voire « tout à fait d’accord » avec la façon dont leur chef coutumier (95%), le Président Michel Kafando (88%), le Premier Ministre(81%), les membres du Conseil national de transition (79%), et les membres des délégations spéciales des communes (79%) ont effectué leur mandat depuis qu’ils sont entrés en fonction. Le pays a fait l’expérience d’une situation politique tendue et le processus même de la transition a été émaillé de graves incidents qui ont mis en question sa survie. C’est dans un tel climat que les Burkinabé appellent de tout leurs voeux, les chefs coutumiers à ne pas se présenter aux élections sous l’étiquette d’un parti politique. En effet, trois Burkinabé sur 4 disent que les chefs coutumiers devraient rester non partisans.

Ces données sont publiées plus de dixmois après la mise en place des autorités de la Transition, consécutivement à la chute du régime du président Blaise Compaoré.

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2. Les Burkinabè attachés à la recherche de la Vérité, de la Justice sur l’insurrection populaire et à la lutte contre l’impunité

La plupart des Burkinabé optent pour une manifestation de la vérité sur l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014, selon la plus récente enquête Afrobaromètre.

Selon l’enquête menée en avril/mai2015, seulement, la majorité des Burkinabé (62%) souhaitent que la lumière soit faite sur l’insurrection pour permettre au pays d’aller de l’avant. Mieux, pour près de sept Burkinabé sur dix, ceux qui sont suspectés de crime et de violation des droits de l’Homme au cours de l’insurrection populaire d’octobre 2014 devraient être tenus responsables et poursuivis pour ce qu’ils ont fait.

Ainsi, afin de permettre une paix durable et la réconciliation au Burkina Faso, les citoyens suggèrent par ordre de priorité : la poursuite judiciaire des suspects (40%), la confession et le pardon (23%), la recherche de la vérité (18%), l’amnistie générale (15%).

Dans le contexte politique burkinabé actuel, où la Commission de réconciliation nationale et des réformes a remis son rapport en septembre 2015, ces données viennent à point nommé pour fournir quelques orientations issues de l’opinion publique.

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3. Les Burkinabè souhaitent l’immortalisation de la mémoire des victimes de l’insurrection et un dédommagement équitable

D’après la plus récente enquête Afrobaromètre, pour immortaliser la mémoire des victimes de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2015, les Burkinabé suggèrent prioritairement l’adoption d’une journée nationale de souvenirs, l’édification d’un monument, le développement de matériaux didactiques pour les écoles.

En effet, l’insurrection populaire intervenue les 30 et 31 octobre 2014 au Burkina Faso a causé officiellement une vingtaine de morts et des centaines de blessés, auxquels s’ajoute la destruction de biens publics et privés à la suite de pillages, saccages et incendies.

C’est au regard de tout ceci que certains Burkinabè proposent d’adopter « une journée nationale de souvenirs (38%) », de « dédier ou ériger un monument en leur mémoire (19%) » ou encore de «développer des matériaux didactiques pour les écoles (17%) ». Bien qu’il s’agisse des meilleures options pour rendre hommage aux victimes de l’insurrection, certains Burkinabé (58%) suggèrent aussi de dédommager les victimes sans discrimination. Cette proposition ne varie pas en fonction du niveau d’instruction. En effet, instruits ou non, les Burkinabé optent majoritairement pour le dédommagement sans discrimination.

Toutefois, les opinions varient selon le milieu de résidence: 62% des Burkinabé en milieu rural sont pour le dédommagement sans discrimination, alors que c’est 42% qui le sont en milieu urbain. Ces données sont publiées au moment où la Transition touche à sa fin, et doit passer le relais à un nouveau gouvernement qui sera formé à l’issue des élections présidentielle et législatives de fin2015.

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4. Les Burkinabè tiennent à ce que compte soit demandé aux anciens dignitaires du régime Compaoré

Selon la plus récente enquête d’Afrobaromètre au Burkina Faso, la majorité des Burkinabè semblent attachés à l’idée de demander des comptes aux anciens dignitaires, voire à l’idée de les sanctionner pour leurs comportements passés.

En effet, selon l’enquête menée en avril/mai 2015, la majorité des Burkinabè sont favorables à l’expropriation des biens mal acquis des anciens dignitaires (86%) et à ce que soient déclarés inéligibles pour les prochaines élections ceux qui ont soutenu le projet de modification de l’article 37 de la Constitution (60%). Enfin, ils rejettent majoritairement la clause d’amnistie accordée aux anciens Chefs de l’Etat du Burkina Faso (51%).

Ces données sont publiées à un moment où la vie politique burkinabè a été marquée par les controverses sur l’inclusion ou l’exclusion de ces anciens dignitaires du processus de transition et des élections devant mettre fin à ce processus.

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